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En plus de ses trois orgues Bédarieux dispose aujourd’hui de quatre harmoniums. Ces instruments de musique étaient destinés à accompagner les offices religieux catholiques ou protestants.

L’harmonium est un instrument à anche libre, comme l’harmonica ou l’accordéon créé plus tard. L’origine de l’anche libre vient d’un instrument chinois « l’orgue à bouche » ou Sheng dont la trace remonte plus de 2000 ans avant J.C. C’est seulement au XIXiem siècle que le sheng inspira l’invention de l’harmonium. Des tentatives eurent lieu fin XVIIIiém en Allemagne, mais on peut dire que le vrai démarrage de cette activité se situe vers 1810 lorsque Gabriel Joseph Grenié dépose un brevet pour un "orgue expressif". Puis en 1834 Aristide Cavaillé-Coll réalisera le «poïkilorgue». A cette époque, les premiers instruments étaient destinés au salon de la bourgeoisie. Alexandre Debain (1809 - 1877) fut l'inventeur vers 1841 du mot "harmonium", et il déposera un brevet en 1843. Très vite cet instrument pris une place importante dans la littérature musical des XIX et XXiem siècle. De grand compositeurs comme Bizet César Franck, Bizet, Lefébure-Wély, Guilmant, Honegger, Berlioz, Boëllmann, Dvorak, Langlais, Litaize, Fleury, Vierne, etc... ont composé pour l’harmonium.

En ce début de second empire la France s’industrialise à marche forcée. Les facteurs d’orgues ou d’harmoniums sont dans cette dynamique et ils comprennent très vite l’énorme marché que représente l’accompagnement de la liturgie car depuis le concordat (1801) la pratique religieuse renaît progressivement. Pour accélérer le mouvement l’église encourage les « belles cérémonies ». C’est la grande époque parisienne où Lefebure Welly aux claviers de l’orgue déplaçait les foules à la Madeleine ou à St Sulpice pour entendre, pendant les offices, ses improvisations qui s’inspiraient de l’opéra.

Ce qui était possible dans les riches paroisses aux claviers d’orgues toujours plus impressionnant ne l’était pas ailleurs. C’est ainsi que commença une extraordinaire "aventure industrielle" (comme l'écrit Michel Dieterlen dans sa thèse sur l'harmonium), avec un développement incroyable de l’harmonium. Les deux grands facteurs parisiens Debain et Alexandre emploieront jusqu’à 800 salariés et produiront environ 3.000 harmoniums par an. La production d’harmonium c’est arrêtée vers 1965. On estime qu’environ 170 000 instruments ont été construit….

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Les harmoniums de Bédarieux :

 

Eglise St Louis :

harmonium Chaperon 97 rue de Charonne Paris. (successeur en 1898 de H. Christophe (1835-1866) & Etienne, Rodolphe Fils, & Debain et Cottino)

 

Basses :

  • forté (O)

  • Trémolo (T)

  • Sourdine (S)

  • basson (4)

  • voix humaine (V)

  • bourdon (2)

  • cor anglais (1)

Dessus :

  • flûte (1)

  • clarinette (2)

  • voix céleste (C)

  • hautbois (4)

  • voix céleste 16 (C)

  • musette (M)

  • tremolo (T)

  • Forté (O)

 

 

1 genoullière de tutti

 

les harmoniums bébariciens

Salon de musique :

harmonium Albert Martin

Facteur d'orgues et d'harmoniuns (1878, 1883 ) à Paris 38 rue des Ecluses St.Martin, Médaille de Bronze à l'expo universelle de Paris de 1878

Basses :

  • saxophone (sp)

  • harpe éolienne

  • basson (4)

  • clairon (3)

  • bourdon (2)

  • cor anglais (1)

Dessus :

  • flûte (1)

  • clarinette (2)

  • fifre (3)

  • hautbois (4)

  • musette (5)

  • barithon (B)

  • voix celeste (C)

 

2 genouillières

1 talonnière de tutti

 

 

 

les harmoniums bébariciens

harmonium Christophe & Etienne  

97, rue de charonne Paris

 

1 registre, 4 octaves, mécanisme à 2 pédales / 2 soufflets.

les harmoniums bébariciens

Eglise St alexandre :

Harmonium sans indication

les harmoniums bébariciens

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Published by lesamisdestroisorgues.com